- Alors comme ça on a un super pouvoir, on peut savoir lequel ? M'apostropha Emmet.
« Celui-ci mon cher »
Son air espiègle s'envola de son visage d'ours, pour y afficher une mine pétrifiée. Rosalie se précipita vers son conjoint, lui demandant si ça allait. Un sourire se forma sur le visage de mon partenaire, je ne pus que l'imitais. Je voyais les autres s'impatientais et Carlisle hocha la tête vers moi. Je me concentrai un moment.
« Le voilà mon pouvoir, je peux vous parler à tous, sans même vous regarder, ni ouvrir la bouche »
- Il est très surprenant en effet. S'étonna Rosalie
- Et puissant, ajouta Jasper.
J'étais assez fier de moi mais je ne voyais vraiment pas en quoi cette maîtrise pouvait être puissant. En quoi parler aux autres par les esprits, m'aurait rendu plus vigoureuse ? Moi, je ne vois pas l'avenir comme Alice, où je ne lis pas dans les mémoires, comme Edward ...
Un jour, Edward m'avait expliqué qu'on emporté, dans notre immortalité, notre plus grands traits de caractère. Avant, j'étais maladroite, têtu –comme si ça avait changé- et j'étais affreusement banale. Je n'ai rien emporté de cela. J'en parlerais plus tard à Edward, mais là l'heure du départ sonna. Je remerciai Emmet de m'avoir amené ma voiture – encore inconnue à mes yeux - à Polson.
- En voiture, toute le monde, s'écria Esmée. Et je vais vous dire qui monte avec qui. Alice, Rosalie et Bella dans celle de Rosalie. Emmet et Carlisle dans la sienne. Et moi avec Edward et Jasper dans celle d'Edward.
- Pourquoi je ne monte pas seul avec Edward ? Corrigea Jasper.
- Parce que je vous connais tous les deux, vous êtes infernale. Vous allez encore faire des courses.
« Laissez les ensemble s'il vous plait Esmée » lui fit remarquai.
Elle se détourna à peine vers moi, mais me répondit fermement
- D'accord, si tu me tutoies.
Les sourires des deux frangins se tournèrent vers moi.
- Emmet conduit avec eux et surveille les.
Il hocha la tête vers sa mère qui avait un regard prudent, et inquiet pour eux.
- Esmée, ne vous ... t'inquiète pas. Lançai-je sans réfléchir.
Comme si Emmet allait surveillait ses frères. Rosalie pris un sac avec elle, et me guida jusqu'à la carrosserie éclatante, pour m'y engouffrer. La nuit d'hiver était tombée.
- Demain, à Polson, il neigera. Nous annonça Alice d'un ton ravi.
Rosalie, sourit, comme si elle n'étais pas assez belle comme ça. Nous vîmes les garçons montés dans la voiture argentée que j'avais tant exploré durant les matins de lycéennes.
- Hé Bella ! Me héla Edward d'une voix égale.
- Oui ?
A peine de me retourner, que je sentis ses lèvres contre les miennes. Ce baiser, pourtant si véloce, me fit un bien intense. Emmet attendait Edward, la portière ouverte, le moteur en route, et leva les yeux aux ciels.
A ce signe d'indifférence, il ajouta un « Tu en changeras donc jamais ? »
Ce n'était pas une question, mais un reproche courtois. Tous prirent place en voiture, sans discuter après le sermon de Carlisle. Les routes ma semblèrent si infinies et nous si loin. Personne n'osait parler entre nous trois, surtout vu le point de vue qu'avez adopté Rosalie sur ma mutation. Mais Alice persista à détendre l'atmosphère, elle passa le volant à sa s½ur, en une man½uvre très habile je dois avoué, et s'essaya à coté de moi.
- Alors tu crois que ton pouvoir à une étendue de combien ?
- Je ne sais pas, de combien est celui d'Edward ?
- Pourquoi comme Edward ?
- Nos dons sont similaires, il entend, et je réponds. Nous somme complémentaire l'un de l'autre.
- Pas bête en effet
- Oh mais regardez qui essaye de jouer ! Intervint la voix divine de notre conductrice.
- Mais Esmée nous as interdit de ...
- Alice arrête tes discours et mise sur le gagnant ! Interrompit Rosalie d'un ton un peu plus assuré.
- Ok ok.
Je jetai un coup d'½il à la fenêtre du véhicule et vit la voiture argentée passait à quelques centimètres de la notre, en étant bien sur, du mauvais côté de la voie. Rosalie passa son bras élancé par la fenêtre et s'écria :
- Alors jusqu'ou ?
La voix de mon conjoint retentit,
- Jusqu'à Libby.
- Que le meilleur gagne !
Je ne pus me déjouer de regarder l'intérieur du véhicule à ma gauche. J'y vis la silhouette que j'aimais tant, me dévisageai avec ce sourire perplexe, qui faisait flancher mon c½ur, auparavant. Je sentis mon siège chancelais sous mon poids, Alice se leva pour ôter notre capote. Le vent d'arctique soufflait sur mon visage sans qu'aucune perception ne se fasse ressentir. Les filles décomptèrent en même temps, alors que Rosalie chatouillait la pédale d'accélérateur. Le départ fut lancé. Le voyage que j'aurais pensé interminable s'acheva au bout de quelques minutes. Emmet rafla de peu, Rosalie, froissée, s'immobilisa sur le bord du chemin qu'elle avait pris. Les garçons se mirent à fredonner leur victoire, comme des rejetons. Emmet remarqua vite que sa compagne était plus vexée que nous autres. « Elle est toujours la plus susceptible, d'entre nous » m'avait fait remarquer Edward, un jour dans la cafétéria. Elle m'avait longtemps observait de ses yeux furieux, quand j'étais humaine. Ca lui avait passé le jour où elle failli "tuer" son frère. Emmet se dirigea vers sa conjoint, elle ne lui adressé pas un regard et se détourna quand il tenta de l'embrasser. Elle était vraiment très irritable, pensais-je.
- Elle est si mauvaise perdante, me décréta Alice avec un timbre moqueur dans sa voix de velours. Je l'observais toujours et je ricanai, voyant Emmet si avilissant d'avoir gagner une simple course. Edward s'approcha de moi, d'un pas léger. Je en pus que le taquiner en me déviant de sa route. Lorsque Je perçus son incompréhension dans mon dos, je me mis à rire si faiblement qu'il ne l'écoutât à peine.
Le reste du trajet jusqu'à Polson fut bref sans ennuis. Rosalie, Alice et moi parlons de tout mais surtout de moi. Tous y passait, mon premier repas, mes souvenirs d'humaines, ma relation avec leur frère - et j'en fus gênée d'en parler -, sans oublier mon futur. Nous nous rapprochions et j'en étais heureuse. Je n'avais jamais disposé de s½urs pour me confier, jusqu'à aujourd'hui. Mon père, et ma mère me manquaient mais je tus instantanément cette pensée qui me serait noire.
By Caro ...




